L’Adieu

 
 


L’Algérie, pour la France, est une affaire de sang.

Impossible de raconter cette histoire sans évoquer le lien affectif, profond, qui nous unit, nous français, au peuple algérien.

La colonisation, racontée dans mon film précédent, « L’Algérie des Chimères », proposait une réflexion autour d’un rêve, devenu chimérique, du « mariage de l’orient et de l’occident », mariage forcé, mariage raté.

La décolonisation, racontée dans « L’Adieu », marque le divorce de ces deux mondes définitivement antagonistes et nous donne une idée de la violence de cette séparation.

Avec les personnages de L’Adieu, j’ai voulu montrer l’incroyable dimension tragique de cette histoire.

Au-delà des opinions déjà établies, j’ai cherché un regard ouvert pour filmer avec précision la communauté hétérogène que formait la société d’Alger à la veille de l’indépendance : les français d’Algérie, les colons, les algériens pro-français, les algériens nationalistes, l’armée française et les harkis, lâchement abandonnés à la vindicte de tous.

Je n’ai pas voulu prendre parti, j’ai préféré au contraire laisser au spectateur le soin de se faire lui-même son idée.

Les conséquences des guerres coloniales sont d’une brûlante actualité. C’est la force de “L ‘Adieu » : un film libre, actuel où chacun peut prendre toute la mesure de la violence du sang versé et de la force, si présente, du sang mêlé.


François Luciani


 


Scénario

Alain Scoff, Yves Boisset,

Virginie Brac

(2 x 90 mn)


Réalisation

François Luciani


Production

K’ien Productions

David Kodsi

Du sang versé au sang mêlé